Malnutrition and its Negative Impacts in the United States

Original publication (12/16/20): https://www.pressafrik.com/InsideUSA-Un-regard-sur-la-malbouffe-des-Americains-l-obesite-et-ses-dangers-en-cette-periode-de-Covid-19_a225175.html

English Translation

A look at malnutrition and its negative effects in the United States

Famine in contrast to obesity. It is perhaps one of the greatest paradoxes of modern life: how millions of people around the world go hungry, while millions more fight obesity (defined as a body mass index equal to or greater than 30). In the United States, the population faces both, because starvation and obesity share a common link: malnutrition.

It is quite possible to get the impression that malnutrition does not strike such an industrialized country, one which possesses vast food choices. But we come to another paradox: good nutrition does not always follow abundant food. By the numbers, Americans have extreme access to various foods. According to estimates from the Food and Agriculture Organization, the average American absorbs more than 3,600 calories per day, almost double the recommended intake. If the average diet were to be composed for the most part of healthy, natural products (like fruits, vegetables, healthy fats, and lean protein), this figure would be less problematic.

But American cuisine is saturated with unhealthy food, as well as a lack of interventions to reverse bad eating habits. It’s a challenge that isn’t always the fault of the consumer, and a challenge that begins with the youngest in society. A recent (2017) Harvard University study estimates that 57% of American children currently aged 2 to 19 will be obese by the age of 35. It is an illustration of the country’s failure to protect and nourish their most vulnerable. And there are long-term consequences. According to a UNICEF report, obesity is a perpetuating problem that multiplies throughout one’s life. “As they grow older, these obese children often turn into obese adolescents, who will become obese adults.”

A crisis with cultural roots

Unlike many other countries, such as Senegal, conscious, communal eating doesn’t often merit respect here. We are a society of extreme productivity, at work but also at home, which perhaps explains the immense growth of “fast-food” culture. Americans’ reliance on processed and artificial food – including, for example, junk foods, fast food restaurants, and chemically-treated products – combines with another cultural factor: the tendency to be too busy with responsibilities while otherwise living increasingly sedentary lives.

Who then should bring about solutions? Kenneth Rogoff, columnist and professor at Harvard University, offers two governmental responses: the imposition of “restrictions on advertising directed at children,” and “the introduction of a tax on processed food products.” 

COVID-19 presents additional dangers 

No matter what solutions are put in place, they are are as necessary as ever. Obesity and malnutrition are health crises particularly relevant during a pandemic. The BBC notes that according to a global analysis,“obesity doubles the risk of hospitalization due to COVID-19 and increases the risk of dying by nearly 50%.” 

And even if an obese or overweight individual does not contract the virus, prevention is also implicated. Since flu vaccines don’t work as well for obese people, researchers predict the same effect with COVID-19 vaccines. As a result, research indicates that, “understanding how treatments and vaccines work in this group is critical.”

In general, these health problems do not have direct nor easy solutions. To combat the complementary crises of obesity and hunger, with their shared root of malnutrition, it appears that American culture needs fundamental change.


French Original

Un regard sur la malnutrition et ses mauvais effets aux États-Unis

La famine en contraste avec l’obésité. C’est peut-être un des plus grands paradoxes de la vie moderne: comment des millions de personnes autour du monde ne mangent pas à leur faim, tandis que des millions d’autres combattent l’obésité (définit comme un indice de masse corporelle égal ou supérieur à 30). Aux États-Unis, la population fait face aux deux, parce que la famine et l’obésité partagent un lien commun: la malnutrition.

Il est bien possible d’avoir l’impression que la malnutrition ne frappe pas un tel pays industrialisé, qui possède des choix alimentaires vastes. Mais on arrive à un autre paradoxe: la bonne nutrition ne suit pas toujours la nourriture abondante. Par les chiffres, les Américains ont de l’extrême accès aux aliments divers. Selon les estimations de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture, un Américain moyen absorbe plus de 3,600 calories par jour, près du double de l’apport recommandé. Si l’alimentation moyenne se composait pour la plupart des produits sains et naturels (comme les fruits, les légumes, les bonnes graisses, et la protéine maigre), ce chiffre serait moins problématique.

Mais la culture alimentaire américaine est saturée avec la nourriture malsaine, ainsi que le manque d’ interventions pour renverser les mauvaises habitudes de manger. C’est un défi qui n’est pas toujours la faute du consommateur, et un défi qui commence par les plus jeunes de la société. Une étude récente de l’Université Harvard (2017) estime que 57 % des enfants américains âgés actuellement de 2 à 19 ans seront obèses à l’âge de 35 ans. C’est une illustration de l’échec du pays de protéger et de nourrir leurs plus vulnérables. Et il y a des conséquences à long-terme. D’après un reportage de l’UNICEF, l’obésité est un problème perpétuel qui multiplie partout la vie. “En grandissant, ces enfants obèses deviennent souvent des adolescents obèses, qui feront des adultes obèses.”

Une crise avec les racines culturelles

Contrairement à beaucoup d’autres pays, tels que le Sénégal, la nourriture consciente et communale ne gagne pas souvent de respect aux États-Unis. On est une société d’extrême productivité, dans le travail mais aussi à la maison, ce qui explique peut-être la croissance immense d’une culture de “fast-food.” La dépendance des Américains sur l’alimentation transformée et artificielle – y compris par exemple les malbouffes, les restaurants fast-food, et les produits traités par des chimiques – se combine avec cet autre facteur culturel: la tendance d’être trop occupé par les responsabilités tout en étant autrement de plus en plus sédentaire.

Alors qui devrait créer des solutions? Kenneth Rogoff, chroniqueur et professeur à l’Université de Harvard, offrit deux réponses gouvernementales: l’imposition de “restrictions à la publicité qui s’adresse aux enfants,” et “l’instauration d’une taxe sur les produits alimentaires transformés.” 

Le COVID-19 présente des dangers supplémentaires 

N’importe quelles solutions on met en place, elles sont aussi nécessaires que jamais. L’obésité et la malnutrition sont des crises sanitaires notamment pertinentes pendant une pandémie. Le BBC note que selon une analyse mondiale, “l’obésité double le risque d’hospitalisation suite au COVID-19 et augmente le risque de mourir de près de 50%.”

Et même si un individu obése ou en surpoids ne contracte pas le virus, la prévention est aussi impliquée. Etant donné que les vaccins contre la grippe ne fonctionnent pas assez bien chez les personnes obèses, les chercheurs prévoient le même effet avec les vaccins contre le COVID-19. Comme résultat, la recherche indique que, “comprendre comment les traitements et les vaccins fonctionnent dans ce groupe est critique.”

En général, ces problèmes sanitaires n’ont pas de solutions ni directes ni faciles. Pour combattre les crises complémentaires de l’obésité et la famine, avec leur racine partagée de la malnutrition, il semble que la culture américaine ait besoin de changement fondamental.

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