Original publication (12/2/20): https://www.pressafrik.com/InsideUSA-Presidentielles-americaines-le-Pr-de-Droit-Fred-Morrisson-du-Minnesota-fait-le-point-sur-PressAfrik_a224561.html
English Translation
Almost a full month after the vote, Trump and his administration continue to fight Biden’s transition to the presidency
The results, at this time, are clear. Four weeks after the November 3rd vote, there remain only 13 states that have yet to officially certify their votes. This Monday, November 30th, Arizona submitted them, becoming the most recent state to deal a blow to Donald Trump’s hopes for a reversal of Joe Biden’s presumed victory. With this certification, all six “battlegrounds” in which Trump has launched a legal battle (Wisconsin, Georgia, Nevada, Pennsylvania, Michigan, and Arizona) have confirmed the victory of the former vice president.
However, the “lame duck” president (an elected official on the verge of stepping down after an election) is maintaining his desperate campaign against the validity of the results. Declaring massive voter fraud all around the country, Trump has been reiterating almost daily (and mostly on his Twitter account) his intentions to overturn the vote through a legal fight in the courts. As a result, Trump is not yet conceding, a refusal without any comparable precedent in American history.
The closest comparison can be drawn from the 2000 presidential election between Al Gore and George W. Bush. Mr. Fred Morrison, professor of law at the University of Minnesota, describes how, “The election of George W. Bush in 2000 was contested in the courts until early December, when the Supreme Court decided the case of Bush v. Gore.” After the decision,“Senator Gore then conceded, and the rest of the transition went smoothly.”
A peaceful transition seems unlikely
But such a peaceful transition is not as certain this time around. “The conflict is sure to continue until the Electoral College meeting in December, or maybe even until January 6, when the Electoral College votes are finally counted,” predicts Professor Morrison. It is a conflict with much less validity compared to that of Bush v. Gore, an extremely contested race decided solely by the recount in Florida. In contrast, the professor adds, what we see now is that “The courts continue to ask Trump’s lawyers to present evidence of fraud or error in the vote count, but [the lawyers] seem unable to provide real proof in regards to the miscount of the vote.“
Regardless of the potential legal scenarios, the fundamental transition between the two administrations is already underway. Although this lengthy process is going slower than normal due to these delays, in Professor Morrison’s estimation, it appears that incoming officials from the Biden administration “will take office soon after January 20 (the day of inauguration).” Biden has already received approval from the General Services Administration to begin the transition, giving him access to a range of funds and other transitional resources.
And on the electoral side, this process will take place in the same way, with the support of the current administration or not. “In mid-December, in each state the members of the Electoral College will meet to submit the electoral votes for that state, and to send those votes to Washington,” he describes. It seems less and less likely that the courts will hand down a ruling that electorally favors the outgoing president, especially after having already had “about twenty legal defeats across the country,” according to Agence France Presse.
The electors meet on December 14th, and until then Donald Trump and his compatriots can plead their case. But there are not expected to be any great surprises following the meeting. As Professor Morrison says, “The electors votes are public, so the final exact count will be known at that point.”
French Original
Presque un mois entier en suivant le vote américain, Trump et son administration continuent à combattre la transition vers la présidence de Biden
Les résultats, en ce moment, sont clairs. Quatre semaines après les scrutins du 3 novembre, il ne reste que 13 États qui n’ont pas encore certifiés officiellement leurs votes respectifs. Ce lundi le 30 novembre, l’Arizona les a soumis, en devenant l’État le plus récent à donner un coup aux espoirs de Donald Trump pour un renversement de la victoire supposée de Joe Biden. Avec cette certification, tous les six “battlegrounds” dont Trump a lancé une bataille légale (le Wisconsin, la Georgie, le Nevada, la Pennsylvanie, le Michigan, et l’Arizona) ont confirmé la victoire de l’ancien vice-président.
Toutefois, le président de “canard boiteux” (un officiel élu sur le point de quitter son poste après une élection) maintient sa campagne désespérée contre la validité des résultats. En déclarant la fraude électorale massive tout autour du pays, Trump réitère presque chaque jour (et pour la plupart sur son compte Twitter) ses intentions de renverser le vote à travers une lutte dans les tribunaux. Comme résultat, Trump ne concède pas encore, un refus sans aucun précédent comparable dans l’histoire américaine.
La comparaison la plus proche vient de la présidentielle de 2000 entre Al Gore et George W. Bush. M. Fred Morrison, professeur de droit à l’Université de Minnesota, décrit comment, “L’élection de George W. Bush en 2000 était contestée dans les tribunaux jusqu’au début de décembre, quand le Cour suprême a décidé le cas de Bush v. Gore.” Après la décision, “le Sénateur Gore a ensuite concédé, et le reste de la transition s’est déroulé sans problème.”
Une transition paisible semble improbable
Mais une telle transition paisible n’est pas aussi certaine cette fois-ci. “Le conflit va sûrement continuer jusqu’à la réunion du collège électoral en décembre, ou peut-être même jusqu’au 6 janvier, le jour où on compte finalement les votes du collège électoral,” prévoit le Professeur Morrison. C’est un conflit avec beaucoup moins de validité par rapport à celui de Bush v. Gore, un scrutin d’extrême contestation qui a été décidé par le recomptage dans la Floride. Par contre, le professeur ajoute, on voit maintenant que “Les tribunaux continuent à demander aux avocats de Trump de présenter les preuves de la fraude ou l’erreur de décompte des votes, mais [les avocats] semblent incapables de fournir la vraie preuve en ce qui concerne le mauvais comptage du vote.”
Peu importe les scénarios juridiques potentiels, la transition fondamentale entre les deux administrations est déjà en cours. Bien que ce long processus se passe plus lentement que normal à cause de ces délais, dans l’estimation de Professeur Morrison, il semble que les officiels venant de l’administration Biden “vont entrer en poste rapidement après le 20 janvier (le jour d’inauguration).” Biden a déjà reçu l’approbation de “General Services Administration” (l’Administration de services générales) de commencer la transition, ce qui lui donne l’accès à une gamme de fonds et d’autres ressources transitionnels.
Et sur le côté électoral, ce processus va se dérouler de la même manière, avec le soutien de l’administration actuelle ou non. “À la mi-décembre, dans chaque état les membres du collège électoral se réuniront pour soumettre les votes électoraux de cet état, et pour envoyer ces votes à Washington,” décrit-il. Il semble de moins en moins probable que les tribunaux vont donner une décision qui favorise électoralement le président sortant, surtout après avoir déjà eu “une vingtaine de défaites judiciaires dans tout le pays,” selon l’Agence France Presse.
Les électeurs se rencontrent le 14 décembre, et jusqu’à ce jour Donald Trump et ses compatriotes peuvent plaider leur cause. Mais on ne s’attend pas à de grandes surprises en suivant la réunion. Comme l’a dit le Professeur Morrison, “Les votes des électeurs sont publics, donc le comptage final exact sera connu à ce point-là.”